Un rêve ? : L’imaginaire et la réalité, la fine barrière entre théorie et pragmatisme
Le terme « tour du monde à vélo » évoque à première vue une aventure à l’improviste, un rêve, un projet qui se fonde sur un flou artistique imaginaire et finalement assez irrationnel. Cependant, si l’on se penche concrètement sur sa mise en place, on se rend vite compte que c’est un voyage qui nécessite une logistique implacable. « Vous êtes de grands rêveurs complètement insouciants ! » nous disait notre assureur lors de notre dernière entrevue. Dans le fond, nous sommes assez d’accord avec cette remarque mais nous n’avons cependant pas manqué de pragmatisme en ce qui concerne la mise en pratique de notre imaginaire.
Organisation de votre projet ? : Rappel théorique, retour à l’école
Organiser consiste à planifier des actions dans le temps, à émettre des doutes sur leur déroulement et à prévoir des solutions afin de ne pas être pris au dépourvu lors d’un imprévu. « Envisagez l’inenvisageable car l’erreur n’est pas une option […] La stratégie est ce qui manque à la pensée pour se transformer en action, alors pensez à priori et agissez à posteriori » nous disait Alain Larouzet, notre mentor en philosophie de l’action. Cher ancien professeur, vous constaterez en lisant ces mots que nous avons pris bonne note de vos enseignements. Nous les avons mis en pratique à de nombreuses reprises durant notre périple. A défaut de ne pas avoir eu le droit d’échouer, nous avons par exemple organisé de manière quasi-militaire les traversées des Andes et du désert d’Atacama. Ces « missions » nous ont confronté à des problèmes physiques et techniques mais nous les avons surmontés en agissant de manière solidaire, en se soutenant mutuellement et en prenant des décisions communes. Cela dit, ces deux anecdotes ne sont finalement que des cas d’école car elles ne nous ont pas confronté au pire des imprévus, celui qui est le plus difficile à prévoir et à gérer, celui qui met le plus à mal un groupe dans la réussite de son objectif car il ne dépend pas directement de lui : l’aléa humain extérieur.
Un aléa humain extérieur ? : « J’avais dit à droite Pignon »
Une fois nos billets Lima – Hong-Kong réservés, nous voulions être certains que nos vélos allaient être acceptés en tant que « bagages spécifiques ». 8 heures avant le décollage de notre avion, nous nous sommes donc rendus à l’aéroport afin d’enregistrer à l’avance nos bagages ainsi que les bicyclettes que nous avions religieusement emballées dans des cartons. L’aller en taxi-camion ne nous a pas posé de problème. « Suivez cet aéroport » et nous étions arrivés à bon port en une vingtaine de minutes. Le personnel du bureau d’enregistrement des bagages a tiré une drôle de tête lorsqu’ils a vu la taille de nos cartons. Même en enlevant la roue avant, nos vélos restaient imposant et ils ont du passer quelques coups de fil, avoir l’aval du service de
logistique afin d’être certains que nos montures allaient pouvoir être conduites dans les soutes. Nous avons payé un excédent mais ce fut tout de même un grand soulagement quand ils nous ont finalement donné nos reçus d’embarquement. Nous sommes donc sortis de l’aéroport l’esprit tranquille et sommes allègrement rentrés dans un taxi pour rejoindre notre famille d’accueil afin de leur faire nos adieux. Nous avions cinq heures devant nous avant le décollage mais nous aurions du nous rappeler de cette fameuse citation cinématographique « Jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien. Mais l’important ce n’est pas la chute, c ‘est l’atterrissage ». Explication. Les informations que nous avions fournies au chauffeur étaient claires comme de l’eau de roche: « Allez au kilomètre 21, 5 de la Panamerica Norte ». Cette énorme route qui draine l’intégralité des entrées et des sorties de la zone nord de Lima est connue comme le Pape au Vatican. L’esprit relax mais vif pour autant, nous nous sommes rendu compte au bout d’un moment que nous faisions fausse route. Nous ne comprenons toujours pas ce qui s’est réellement passé. Le fait est que nous avons passé plus d’une heure à rouler avec un chauffeur
criant au scandale et demandant une réparation financière pour son essence sous prétexte que nous lui avions mal indiqué la destination. Nous avons finalement réussi à retourner à temps chez les Rabanals après avoir appelé Guillaume pour qu’il reéxplique la destination à ce péruvien apparemment malhonnête. Un allez vers l’ aéroport International de Lima : 15 soles, le retour vers la zone de San Martin De Porres : 30 soles !!! Ce qui s’est passé dans la tête du chauffeur : ça n’a pas de prix …
Un record ? : Prêt, feux, roulez !
Nous avons battu notre record de vitesse en Argentine, sur la route qui rallie la ville de Fiambala à ses eaux thermales. Nous avions entendu parler de cet endroit et étions bien décidés à y jeter plus qu’un simple coup d’œil. Une fois reposés avant d’entrer au Chili par le Paso San Francisco, nous avons eu le plaisir de rouler à la vive allure de 74 km/h sur un chemin traversant un paysage quasi-lunaire. La séquence sera bien sûr disponible en vidéo.
Une faim ou une soif ? : Quand ration rime avec raison
En général, nous gérons raisonnablement notre rationnement en eau et en nourriture. Mais il nous est cependant arrivé d’en manquer par oubli. Une fois, au Chili, nous étions tellement contents d’avoir réparé un rayon à Tocopilla que nous avons oublié de remplir nos habituels 15 litres d’eau. L’eau a également manqué au Pérou, après la montée vers Chalhuanca. On ne peut pas dire que nous avons véritablement manqué de nourriture durant notre traversée du Paso San Francisco mais nous avouons cependant que cette étape a été la plus diététique du voyage. Il était difficile d’y mourir de faim ou de soif puisqu’il était toujours possible de se faire aider par les quelques véhicules que nous croisions quotidiennement. Cependant, quand on se lance dans une étape de 400 kilomètres dans les hautes montagnes des Andes, mieux vaut correctement prévoir ses provisions et son essence pour le réchaud.
Une personne ? : Le hasard fait bien les choses … nous aussi !
Rude épreuve que de faire un choix entre les Hommes. Cela dit, parmi les gens que nous rencontrons continuellement au fil du voyage, certains se démarquent et passent le statut du souvenir éphémère : un couple de rider anglais qui ne sait même pas quand il rentrera, un brésilien à Buenos Aires pour des raisons professionnelles, une famille au Maroc, une autre en Argentine, un coach de BMX charmé par notre fière allure de voyageurs fatigués, un treckeur « addict » aux voyages, un américain qui se promène en Amérique du Sud, des hôteliers français expatriés à Lima etc… La question est de savoir po
urquoi on s’attache à ces personnes et pas aux autres. Le hasard joue son rôle en ce qui concerne la rencontre en elle même. Il est ensuite rapidement dépassé par la volonté de passer, ou non, du temps avec ces personnes. Nous pouvons dire que le destin nous sourit, que nous avons été chanceux de rencontrer tous ces gens. Mais nous affirmons également que nous avons un certain contrôle sur ce destin dans le sens où la chance se provoque.
Un lieu ? : L’essayer, c’est l’adopter
L’hôtel Pariwana à Cusco est un lieu qui nous a particulièrement « piégé ». Il est le parfait hôtel pour rencontrer des voyageurs et vacanciers du bout du monde. Américains, anglais, australiens, israéliens, espagnols, … et même quelques français …. bon nombre de nationalités ont été au rendez-vous pour profiter de Cuzco et de ses environs pendant 3 semaines. Nous avons également passé beaucoup de temps à la Casona Roja à Lima. C’est un excellent back-packer tenu par un Français que nous avions justement rencontré au Pariwana. Le monde est petit. Le Pérou aussi. Le voyage le rétrécit d’autant plus.
Une peur ? : Attention, traversée de cholita !
Au Pérou, Nicolas a eu une énorme poussée d’adrénaline quand une cholita a soudainement traversé devant lui en pleine nuit, alors que nous descendions vers Sicuani à vive allure. Nous étions épuisés d’avoir franchi un col à plus de 4000 mètres d’altitude et donc pressés de rallier la ville. »La nuit était telle que je ne l’ai presque pas vu arriver. Elle, par contre, a du me voir, j’avais mes phares allumés. Elle a du se dire que ce qu’elle faisait n’était pas dangereux, qu’elle pouvait gérer son passage. Le genre de réflexion qu’a un piéton un peu « foufou » quand il traverse une route à l’arrache entre deux passages de voitures. Mais elle n’a pas pensé à moi en faisant cela. Comme quoi, ce n’est pas parce qu’on croit gérer qu’il faut prendre des risques. Les chauffards sont souvent les autres comme on dit ».
Une habitude/ manie ? : Chef ! Oui Chef !
Les assiettes, les verres, les casseroles et le réchaud dans une sacoche. Un tupperware pour les couverts et les condiments dans l ‘autre, notre cuisine a sa place et elle la gardera. Cette organisation quasi-militaire s’ est imposée d’elle même au fil du voyage. Une cuisine, c’est comme un bureau de travail, il faut que tout soit à sa place car il est désagréable de perdre du temps avec les tâches quotidiennes. Le soir, nous trouvons plus agréable de nous reposer auprès du feu (pendant que les pâtes cuisent) que de chercher le poivrier qui s’est caché entre le diabolo et la boîte à café.
Une bonne expérience ? : Viva el paro !
Notre entrée au Pérou s’est révélée être une expérience humaine particulière. Cela faisait une semaine que nous étions en Bolivie, sur une île du lac Titicaca, près de la frontière péruvienne, à attendre la fin d’une manifestation organisée contre la construction d’une mine d’argent dans la région. L’ensemble des villages paysans se situant sur la route qui traverse les premiers kilomètres péruviens avaient concocté des barrages dont le but était de bloquer toute circulation entre les deux pays. Rien de tel pour faire entendre sa voix et qui plus est durant une période électorale présidentielle. N’ayant plus d’ espoir que cette manifestation s’arrête bientôt, nous avions pris la décision de voir de plus près ce qui se tramait dans cette campagne apparemment en agitation. Nous savions que les voitures et les cars étaient systématiquement bloqués par les manifestants. Deux solutions s’offraient donc à nous : prendre un bateau qui traverserait le lac Titicaca ou le longer à vélo. Nous avons opté pour la deuxième solution.
La frontière officielle se trouve à 9 kilomètres de Copacabana, la dernière ville Bolivienne avant d’entrer dans le pays qui a vu naître la civilisation Inca 800 ans auparavant. Nos tampons de sortie obtenus, nous entamons les premiers kilomètres des 140 qui nous séparent de Puno, la ville où nous devons régulariser notre présence au Pérou. Parfois abandonnés, parfois accompagnés de leurs constructeurs, nous traversons les barrages sans problèmes. On nous dégage parfois la route d’un coup de pied qui esquisse un petit chemin au milieu des pierres. On nous interroge sur notre provenance et sur le but de notre présence. On nous demande une danse à la française en guise de laisser-passer. On nous regarde d’un air joyeux ou simplement interrogatif. On nous invite à partager quelques pommes de terres fraichement sorties du champ ou on nous dit qu’il sera impossible de rejoindre Puno, tout en nous laissant passer …
Paradoxalement, nous avons traversé environ 70 barrages en deux jours et nous avons rallié Puno sans grande embuche. Notre sourire encourageant, notre spontanéité et notre humble allure de jeunes voyageurs ont énormément joué en notre faveur. Nous avions déjà eu une pensée au Maroc et le Pérou venait de nous la rappeler : parcourir le monde à vélo force le respect. Particulièrement celui des populations qui vivent au jour le jour et qui ne bénéficient pas de notre luxueux confort de vie. « S’ils le pouvaient, certains marocains rentreraient dans leur salon avec leur voiture car ils aimeraient avoir le luxe d’être feignant grâce au progrès technique » nous disait un comédien marocain rencontré à la sortie de Tanger. C’est en partie pour cela que certaines personnes nous respectent. Elles admirent le fait que nous avons quitté notre lit douillet pour venir les voir humblement sur nos deux roues. Nous
savons maintenant plus que jamais que les populations ne nous empêcherons pas de terminer notre périple, pas même celle d’une région déchaînée qui proteste pour la protection de sa terre et de son eau. Cette étape du voyage a été une excellente expérience humaine. Elle nous a montré que les mèmes sociales et médiatiques sont à identifier et à prendre avec des pincettes. Il faut aller voir par soi-même un phénomène social pour réellement le comprendre.
Une déception ? : Une rencontre faussée
« Je suis à plat ! Attendez moi ! Arrêtons nous ici pour réparer tout ça ! » crie Nicolas sur le haut d’une montée, alors que nous roulons vers Cusco. On improvise un garage sur une grosse bande d’herbe sortant de la route. Un petit homme d’une quarantaine d’année vient nous voir. Il paraît d’abord curieux et affirme qu’il est le propriétaire des lieux. Il devient ensuite sympathique et nous propose de nous offrir un coup à boire. Nous ne sommes pas du genre à refuser une offre du genre. Nous la partageons le temps que Nico répare sa chambre à air. Au moment de partir, le sympathique péruvien baisse rapidement dans notre estime. Il nous demande 10 dollars en guise de paiement pour avoir « stationné » sur sa propriété. « Vous verrez, tous les péruviens sont des gens mal intentionnés » ajoute-t- il. Effarés et surtout déçus par son comportement, nous nous mettons d’accord pour lui donner symboliquement une pièce de cinq soles (soit un euro). Ce genre de mésaventure vous casse le moral. Il a fallu rouler quelques kilomètres avant d’entendre un réconfortant « feliz viaje » (bon voyage !) avant d’oublier ce bougre qui ne méritait pas qu’on pense à lui.
Un fou-rire ? : Le commerce à la péruvienne
Cusco est une ville magnifique construite à 3200 mètres d’altitude. Il y règne une sorte de magie ambiante propice à l’ébriété naturelle. Un sourire de cholita, un nuage biscornu, un rayon de soleil qui éclaire une colline de maison, rien de tel pour donner le sourire. Les rigolades y sont nombreuses, les vendeurs de produits neuroactifs également. Rassurez-vous, ce fou-rire a été spontané et n’a pas nécessite de substance que notre corps ne puisse naturellement produire. C’est juste qu’il est difficile de ne pas éclater de rire lorsqu’un des ces nombreux travailleurs de la rue vient susurrer gravement dans le creux de votre oreille un « coke ? » aussi puissant que discret qu’il aurait pu réveiller la cholita vendeuse de chewing-gum qui dormait non loin de là.
Un plaisir ? : ça roule ma poule !
Aashiq, l’américain rencontré à Copacabana et avec qui nous avons traversé les Andes péruviennes, est chef dans un restaurant à Los Angeles. Il aime cuisiner et l’ idée de faire cuire un poulet sur la route lui tenait particulièrement à cœur. En partant de Cusco, nous sommes donc allés au marché San Pedro pour acheter Choly, une jolie poule toute blanche et bien dodue. Installée dans sa cage à l’avant du vélo d’Aashiq, Choly a vu du pays jusqu’à’ ce que nous trouvions le campement parfait pour célébrer la fin de son voyage. Ce soir là, après quatre jours d’ attente, nous avons enfin mangé ce poulet ananas-miel cuit à la broche.
Une joie ? : C’est le geste qui compte !
Cela fait une semaine que nous avons attaqué les Andes et quelques jours que nous roulons dans des conditions extrêmes. Notre énergie et notre moral sont à leur plus bas niveau et nous ne savons pas exactement quand nous allons enfin descendre de cet altiplano indécis qui sépare l’Argentine du Chili. Le problème, dans ce genre de situation, est que l’on projette ses espoirs sur la première descente venue et qu’il est facile de rouler de désillusion en désillusion. Une descente apparemment longue s’annonce enfin et nous mène jusqu’à une mine. Là-bas on nous reçoit comme des rois. On nous offre du café, des sandwichs, des biscuits et des jus de fruit. Pour couronner le tout, on nous informe que nous avons devant nous une descente continue de 150 kilomètres jusqu’à Copiapo, cette ville que nous attendons depuis les 100 kilomètres les plus spartiates de notre périple. Une joie immense nous envahit. Nous n’avons plus qu’à nous laisser dériver dans un paysage andin musicalement animé par nos MP3 tout en pensant à ces mineurs qui ont prouvé leur humanité en nous offrant un simple sachet de cookies …
Le vélo ! Voyager autrement ? : Au suivant !
Voyager. Autrement. Deux mots qui, dans le fond, sont très proches. Pourquoi? Car Voyager, c’est découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles cultures, s’en imprégner, perdre ses repères, changer ses habitudes et son rythme de vie. Voyager, c’est donc vivre autrement. C’ est ce que nous avons décidé de faire grâce à un tour du monde à vélo.
Le cyclo-tourisme est un mode de voyage assez particulier. Il est en soi assez simple : un guidon, deux roues, une selle, une armature métallique, quelques systèmes mécaniques pour freiner et régler sa vitesse, des bagages remplis et enfin, une tête et deux jambes. Cela dit, la simplicité réserve parfois bien des surprises. On est jamais à l’abri d’un problème technique ou physique. Mieux vaut être donc correctement préparé. Connaître son équipement et ses limites corporelles vous évite en effet bon nombre de désagréments. Quoi qu’il en soit, une fois le corps et l’équipement rodés, le cyclotourisme
est à la fois jouissif et frustrant. Jouissif car il permet de contempler aisément les paysages parcourus, de faire des rencontres improvisées plus qu’à la coutume, d’appréhender à vitesse humaine de nouveaux horizons. Frustrant car cette approche du voyage – sauf si le temps ne vous est absolument pas compté – donne autant envie de se pencher sur les spécificités locales d’un endroit que de découvrir celles du prochain.
Voyager à vélo ne consiste pas seulement à se déplacer autrement mais aussi à penser autrement. Comme l’a dit Nicolas Bouvier, le célèbre voyageur et écrivain journaliste français : « On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait ». A ce stade de notre voyage, nous commençons a être « défait » et notre quotidien a changé du tout au tout. Quand nous roulons, nous commençons notre journée en imaginant où et quand elle finira. Nous la passons lentement – mais paradoxalement, une journée de cyclo-randonnée passe très vite – au rythme des routes, des vallées, des montagnes, des villes et de leurs habitants.
Notre conception du voyage se résume à cela. Nous vivons chaque jours tel qu’il vient afin d’apprécier au mieux le suivant. Et nous ne risquons pas d’être déçus. Nous venons d’arriver à Hong-Kong après avoir traversé la France, l’Espagne, le Maroc, l’Argentine, le Chili, la Bolivie et le Pérou. Il nous reste maintenant à pédaler en Asie, en Inde, au Moyen Orient et en Europe de l’est. Autant de destinations qui ne laisseront pas indifférentes notre soif d’aventure dont le style hasardeux mais efficace nous conforte pour l’instant dans l’idée qu’une bonne étoile veille sur nous.